Administrations publiques (SCIAN 91): Québec, 2025
Faits saillants
L'emploi dans le secteur des administrations publiques est en croissance continue depuis 2014, mais sera en légère décroissance pour la période de prévision.
Dans les prochaines années, les gouvernements viseront à limiter leurs déficits et tenteront de revenir à l'équilibre budgétaire, et réduiront leurs dépenses en ressources humaines.
L'administration municipale est le sous-secteur montrant les meilleures perspectives pour la période de prévision.
À propos du secteur
Composition et importance du secteur
Pour la période de 2022 à 2024, l'emploi moyen dans les administrations publiques au Québec s'établit à 285 200 travailleurs, ce qui compte pour 24,1 % des emplois du secteur au Canada. Ce nombre représente 6,3 % de l'emploi total du Québec, ce qui est plus élevé que la part de la moyenne du Canada (5,8 %) et de l'Ontario (5,8 %).
Les administrations publiques comprennent l'administration fédérale (36,3 %), les administrations provinciales et territoriales (32,5 %), ainsi que les administrations locales, municipales, régionales, autochtones et autres (31,2 %).
| Administration fédérale | Administrations publiques provinciales et territoriales | Administrations publiques locales, municipales et régionales, administrations publiques autochtones et autres | |
|---|---|---|---|
| 36.3 % | 32.5 % | 31.2 % |
Répartition géographique de l'emploi
Globalement, les emplois sont répartis dans l'ensemble des régions de la province, mais se concentrent particulièrement dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal (38,4 %), l'Outaouais (19,7 %) et la région de la Capitale-Nationale (16,7 %).
Cette répartition varie selon les sous-secteurs. Au niveau de l'administration fédérale, l'Outaouais domine avec 48,0 % de l'emploi. Dans les administrations provinciales et territoriales, la Capitale-Nationale occupe 35,5 % de l'emploi. La RMR de Montréal se classe deuxième dans chacun de ces sous-secteurs avec 29,8 % et 32,8 %, tout en étant la plus importante pour les administrations locales, municipales, régionales, autochtones et autres à 54,4 %.
Tableau 1 Emploi par région
| Région | Emploi moyen 2022-2024 |
Part de l'emploi total |
|---|---|---|
| Canada | 1 185 500 | 5,8 % |
| Québec | 285 200 | 6,3 % |
| Ontario | 460 100 | 5,8 % |
Main-d'uvre
Caractéristiques de la main-d'uvre
La main-d'uvre dans les administrations publiques est composée d'une proportion légèrement supérieure de femmes (53,6 %) que d'hommes (46,4 %). Les femmes se retrouvent plus nombreuses dans les administrations fédérales et provinciales, alors que les hommes le sont plus dans les autres administrations. C'est en effet ce palier de gouvernement qui est plus souvent responsable des travaux d'entretien des infrastructures et de services de proximité aux citoyens.
Les trois quarts des travailleurs sont dans la tranche d'âge des 25 à 54 ans, une proportion supérieure à celle observée dans l'ensemble des industries. Près d'un travailleur sur cinq est âgé de 55 ans et plus, une part similaire à l'ensemble alors que la proportion de jeunes travailleurs âgés de 15 à 24 ans y est moitié moindre que la moyenne observée dans l'ensemble des industries. Ce secteur est exclusivement composé d'employés et ceux-ci uvrent à temps plein dans une proportion de 92,8 %. Ils ont un niveau d'éducation supérieur à la moyenne des industries : près de 9 travailleurs sur 10 sont détenteurs d'un diplôme postsecondaire (89,7 %), dont un peu moins de la moitié (46,8 %) a aussi un grade universitaire.
Principales professions
Le secteur est très diversifié en termes de professions. La plus importante est celle de policiers avec 15 830, une profession se retrouvant dans tous les sous-secteurs et toutes les régions. Juste derrière, on retrouve les agents d'administration suivis des adjoints administratifs et des directeurs.
Tableau 2 Principales professions du secteur
| Profession | Emploi 2021 | Part du secteur |
|---|---|---|
| 42100 Policiers/policières (sauf cadres supérieurs) | 15 830 | 5,6 % |
| 13100 Agents/agentes d'administration | 13 785 | 4,8 % |
| 13110 Adjoints administratifs/adjointes administratives | 11 190 | 3,9 % |
| 10019 Directeurs/directrices d'autres services administratifs | 9 745 | 3,4 % |
| 75212 Manoeuvres à l'entretien des travaux publics | 6 680 | 2,3 % |
Évolution récente
La taille des administrations publiques varie au gré de la conjoncture économique, des orientations des gouvernements et de la mise en uvre ou retrait de politiques et de programmes, mais surtout de la croissance de la population à desservir. Sur une période de plusieurs décennies, les effectifs au Québec ont suivi approximativement la croissance démographique.
Après plusieurs reculs au début des années 2010, l'emploi est en croissance depuis 2015, et ce, malgré un recul durant la pandémie en 2020. Il a repris sa croissance pour atteindre un sommet en 2024. Cette croissance découle des récents investissements des différents gouvernements.
En effet, depuis 2015, le gouvernement canadien a mis en uvre des mesures et programmes pour dynamiser l'économie et soutenir la population, même si cela implique des déficits budgétaires. La crise sanitaire et la forte inflation qui a suivi ont amplifié cette situation, alors que les gouvernements, tant fédéral que provincial, ont investi des milliards de dollars.
Plus récemment, le gouvernement du Canada a notamment mis en place le nouveau Régime canadien de soins dentaires (RCSD). Cela a nécessité le recrutement de fonctionnaires. Le gouvernement du Québec a quant à lui continué d'investir et recruter du personnel dans les domaines de l'éducation et surtout de la santé.
Pour stimuler davantage la relance, le gouvernement du Québec a annoncé l'accélération d'une sélection de projets inscrits dans le Plan québécois des infrastructures de même que plusieurs investissements dans le plan pour une économie verte 2030. Il a également mis sur pied certains nouveaux ministères ou organismes pour gérer ses programmes Toutes ces mesures ont mené à la poursuite de la croissance de l'effectif, entamée après le repli enregistré en 2020, et l'atteinte de son niveau d'emploi le plus élevé.
Du côté des administrations municipales, régionales, autochtones et autres, l'emploi a connu une augmentation en 2024, mais moins importante que celle de 2023.
Sur le plan démographique, la croissance de la population s'est accélérée depuis 2017. Toutefois, après un ralentissement de cette augmentation lors de la pandémie, due à la fermeture des frontières, elle a repris de la vigueur en 2022, atteignant son point culminant en 2024, étant favorisée par l'immigration internationale, particulièrement l'immigration temporaire. Les restrictions imposées par les gouvernements fédéral et provincial quant aux niveaux d'immigration en général et plus particulièrement les travailleurs étrangers temporaires et étudiants étrangers en septembre 2024 ne se répercuteront en effet qu'au cours des prochaines années.
| 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| PIB réel | 100 | 101 | 103 | 107 | 111 | 110 | 117 | 119 | 121 | 123 |
| Population | 100 | 101 | 101 | 103 | 104 | 105 | 105 | 106 | 108 | 111 |
| Emploi | 100 | 97 | 103 | 107 | 111 | 107 | 117 | 124 | 129 | 131 |
Perspectives d'emploi
Les perspectives d'emploi devraient être légèrement défavorables pour le secteur des administrations publiques et inférieures à l'ensemble des industries de la province au cours de la période de prévision de 2025 à 2027.
Depuis les dernières années, les effectifs des administrations publiques ont progressé de sorte qu'en début de la période de prévision, l'emploi se trouve à un sommet inédit depuis que les données sont compilées par Statistique Canada.
Les différents paliers de gouvernements se sont engagés à revoir l'efficience de leur fonction publique. Ils ont, dans cette optique, annoncé une réduction de leurs investissements et de leurs dépenses de fonctionnement. L'abandon de certains programmes et la réduction de la portée de quelques autres, annoncés dans les budgets et mises à jour économiques devraient, à court terme, exercer une influence négative sur l'emploi. De plus, les activités de vérification et de recouvrement des fonds accordés durant la crise sanitaire arrivent à leur terme, ce qui entraînera la fin de contrat pour plusieurs employés contractuels embauchés principalement pour ces tâches liées aux mesures de soutien. La croissance plus ralentie de la population devait également limiter la demande pour certains besoins. Enfin, le recours accru aux services en ligne dans l'administration des programmes pourrait permettre certaines réductions de l'effectif.
Cependant, l'emploi dans certains sous-secteurs, notamment en sécurité publique, qui sont en sous-effectifs, bénéficiera d'investissements, ce qui aura un certain effet positif sur l'embauche de la main-d'uvre.
Malgré tout, à court et moyen terme, le retour à l'équilibre budgétaire, tant aux niveaux fédéral, provincial que municipal, pourrait nécessiter une gestion plus serrée des ressources humaines et des dépenses. Cela devrait se traduire par une diminution, ou une stabilité du niveau d'emploi dans les différents paliers de gouvernement composant ce secteur.
Comparaison avec l'ensemble des industries
L'emploi dans les administrations publiques devrait être en légère décroissance alors que l'ensemble des industries dans la province connaitra une certaine croissance. Le recul ne se fera toutefois pas à un rythme uniforme. Stable en début de période, la tendance à la baisse de l'emploi s'accélèrera, causée notamment par un resserrement progressif des finances publiques.
Particularités des sous-secteurs
Dans l'administration fédérale, plusieurs ministères ont eu comme consigne de réviser leurs façons de faire dans le but de réduire leurs dépenses, notamment en diminuant les tâches jugées superflues, et en réalisant des économies dans les programmes qu'ils administrent. Ces économies permettraient des réductions budgétaires sur un horizon de trois ans en cohérence avec l'engagement du gouvernement élu au printemps 2025 pour accroitre l'efficience de l'appareil public.
Cependant, le gouvernement a l'intention de se conformer aux normes d'investissements militaires de l'OTAN, ce qui se traduira en partie par une certaine embauche de personnel pour soutenir la défense et les forces armées. Malgré cela, la volonté du gouvernement de réduire globalement son nombre d'employés vient amoindrir les perspectives de croissance d'effectifs du sous-secteur qui connaitra une diminution de l'emploi tout au long de la période de prévision. Cette baisse prendra de plus en plus d'importance au cours de l'exercice.
Au niveau de l'administration provinciale, les perspectives d'emploi sont légèrement meilleures, mais demeurent inférieures à la moyenne de l'ensemble des industries au Québec. En effet, une légère perte nette d'emplois est attendue pour la période de prévision en raison principalement des mesures de compressions budgétaires annoncées par le gouvernement, qui comprend, entre autres, un gel des effectifs au niveau de la fonction publique. De plus, le Plan gouvernemental de régionalisation de l'emploi, annoncé en 2022, et qui devait se terminer d'ici la fin de l'année 2028, a dépassé les attentes et la cible fixée de 5 000 emplois additionnels en région a été atteinte en 2024. Il n'y aura donc aucun impact de ce plan sur l'emploi. Néanmoins, les différents services de sécurité publics tels que la Sûreté du Québec et la Société de protection des forêts ne sont pas contraints par cette mesure et offriront des perspectives positives, mais insuffisantes pour combler les pertes globales.
Finalement, dans les administrations municipales, régionales et autres, l'emploi connaitra une stabilité en début d'exercice, pour ensuite être en légère décroissance. Certaines municipalités qui bénéficient de l'étalement urbain et croissent plus rapidement ont besoin de plus de main-d'uvre pour offrir les services à la population. Les municipalités cherchent aussi à embaucher de nouveaux policiers, dont ceux issus de la diversité. Mais des difficultés de recrutement ralentissent l'atteinte de ces objectifs. Par ailleurs, les municipalités ont pu compter au cours des dernières années sur d'importants revenus de taxes de mutation, entre autres dus à un marché immobilier en effervescence leur permettant de connaitre une situation financière meilleure que prévu. Le marché immobilier n'a pas encore ralenti, la baisse des taux ayant maintenu le marché. On pourrait en revanche assister à une stabilisation du marché en fin de période de prévision. Toutefois, l'augmentation du coût de fonctionnement des municipalités en raison de la récente période d'inflation importante, ainsi que les augmentations de salaires des fonctionnaires, vont mettre de la pression sur les finances des villes. Les municipalités devront donc faire plus d'efforts pour revenir à l'équilibre budgétaire ou le maintenir, ce qui aura un impact négatif sur l'embauche de personnel.
Particularités infrarégionales
Après avoir profité du télétravail, les régions plus éloignées des grands centres verront les effets de la décentralisation diminuer. D'une part, les personnes des différentes régions du Québec auront moins d'occasions d'obtenir à distance des emplois qui étaient normalement pourvus dans les grands centres au sein de la fonction publique fédérale. En effet, le mode de travail hybride obligatoire, qui tend à une présence de plus en plus importante en présentiel, va inciter le gouvernement à maintenir son empreinte territoriale, et à doter ses postes en fonction de ses locaux et bureaux existants.
D'autre part, au niveau de l'administration provinciale, le Plan gouvernemental de régionalisation visant à régionaliser 5 000 emplois du secteur public d'ici 2028 a dépassé, comme mentionné précédemment, les attentes alors que 5 489 emplois ont été régionalisés. Les cibles spécifiques fixées aux organisations sont donc retirées. Il ne restera que la création des bureaux de gouvernementaux partagés (BGP) dans les régions, ce qui aura peu d'impact sur l'emploi.
Enfin, certaines municipalités continueront à profiter de l'étalement urbain vers les régions plus éloignées, notamment avec la croissance démographique au Québec et la hausse du coût du logement dans les grands centres urbains. Ainsi, l'augmentation de leur population nécessitera plus d'employés pour offrir leurs services à ces nouveaux résidents.
Autres aspects importants
Les administrations publiques continuent à améliorer leur capacité à fournir les services à la population par des modes de prestations de services en ligne ou téléphoniques. Ce virage vers la numérisation des services et l'accès à distance pourrait mener à une revue à la baisse des besoins en travailleurs. De plus, le déploiement et la démocratisation des programmes en intelligence artificielle pourraient, dans le futur, avoir un effet négatif sur l'emploi dans la fonction publique. Cependant, les employés qui iront chercher ces compétences pourraient se retrouver avec de meilleures opportunités.
Dans le futur, le travail en mode hybride, agençant le travail à domicile et au bureau quelques jours par semaine, ainsi que le travail au bureau à temps plein, continueront d'influencer les perspectives dans les administrations publiques. D'ailleurs, le retour au mode de travail plus traditionnel pourrait changer la répartition des effectifs sur le territoire. Les gouvernements pourraient alors restreindre leurs bassins de recrutement. Cela, combiné avec les resserrements budgétaires dans les fonctions publiques, risque de rendre l'emploi dans ces administrations moins attrayant et affaiblir la fonction publique en les privant d'un bassin de travailleurs qualifiés.
Pour plus d'information
Les auteurs ont pris un soin particulier à rédiger ce document en fondant leurs recherches sur des informations sur le marché du travail qui étaient exactes et pertinentes au moment de la publication. Le marché du travail étant en évolution constante, les données fournies peuvent avoir changé depuis la publication de ce document. Nous encourageons les lecteurs à consulter d'autres sources pour obtenir des renseignements supplémentaires sur l'économie et le marché du travail locaux. Les renseignements présentés dans ce document ne reflètent pas nécessairement les politiques officielles d'Emploi et Développement social Canada.
Préparé par : Direction de l'analyse du marché du travail, Service Canada, Québec. Pour de plus amples informations, veuillez communiquer avec l'équipe de l'IMT
Annexe
Tableau A1
Répartition géographique de l'emploi et perspectives d'emploi au Québec, moyenne 2022-2024
| Administrations publiques | |||
|---|---|---|---|
| Région | Part de l'emploi au Québec |
Part de l'emploi dans la région |
TCAM* |
| Ensemble du QUÉBEC | 100,0 % | 6,3 % | 3,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 1,4 % | 5,3 % | 8,5 % |
| Bas-Saint-Laurent | 2,3 % | 6,6 % | 17,1 % |
| Capitale-Nationale | 16,7 % | 11,5 % | 0,0 % |
| Centre-du-Québec | 1,7 % | 3,7 % | 33,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 4,5 % | 5,4 % | 10,2 % |
| Côte-Nord / Nord-du-Québec | 1,2 % | 6,9 % | −7,6 % |
| Estrie | 2,6 % | 4,4 % | 4,1 % |
| Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine | 0,9 % | 6,7 % | 15,8 % |
| Lanaudière | 4,5 % | 4,5 % | −7,4 % |
| Laurentides | 4,7 % | 3,9 % | 14,3 % |
| Mauricie | 2,5 % | 5,7 % | 6,3 % |
| Montérégie | 14,5 % | 4,8 % | 9,2 % |
| Outaouais | 19,7 % | 26,2 % | 4,0 % |
| Saguenay–Lac-Saint-Jean | 2,4 % | 5,3 % | −3,2 % |
| Montréal (région métropolitaine) | 38,4 % | 4,7 % | 1,2 % |
Tableau A2
Caractéristiques de la main-d'uvre au Québec, moyenne 2022-2024
| Administrations publiques | |||
|---|---|---|---|
| Caractéristique | Volume | Part dans le secteur | Part dans l'ensemble des secteurs |
| Emploi total | 285 200 | 100,0 % | 100,0 % |
| Hommes | 132 300 | 46,4 % | 52,5 % |
| Femmes | 152 900 | 53,6 % | 47,5 % |
| 15-24 ans | 17 400 | 6,1 % | 13,3 % |
| 25-54 ans | 213 900 | 75,0 % | 65,0 % |
| 55 ans et plus | 53 900 | 18,9 % | 21,7 % |
| Emploi à temps plein | 264 600 | 92,8 % | 81,7 % |
| Emploi à temps partiel | 20 600 | 7,2 % | 18,3 % |
| Employé | 285 100 | 100,0 % | 88,9 % |
| Travailleur autonome | x | x | 11,1 % |
| Aucun diplôme | 4 000 | 1,4 % | 9,4 % |
| Diplôme d‘études secondaires | 24 600 | 8,6 % | 17,4 % |
| Certificat ou diplôme d'études postsecondaires | 122 400 | 42,9 % | 41,3 % |
| Grade universitaire | 133 600 | 46,8 % | 31,9 % |
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